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L’orientation principale de la mission de la Compagnie a été fixée par J.J. Olier dès le commencement : Le service de ceux qui sont ordonnés au ministère presbytéral, prêtres ou futurs prêtres. Cette mission reste actuelle : formation et sanctification des prêtres et des futurs prêtres, quels que puissent être les ministères confiés individuellement à ses membres.

Pour rester proches de ceux qu’ils ont mission de servir, les sulpiciens ont toujours voulu rester des prêtres diocésains et ils demeurent incardinés (terme technique signifiant le lien avec un diocèse ou un institut) à leur diocèse d’origine.

Les sulpiciens ne font ni voeux, ni promesses. Ils sont unis entre eux par la charité sacerdotale et par la volonté d’accomplir leur ministère sous l’autorité de leurs supérieurs, avec l’aide et les exigences de la vie commune. Du point de vue canonique, la Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice est une société de vie apostolique de droit pontifical.

Si le service des prêtres et des futurs prêtres peut revêtir des formes très diverses, la Compagnie s’est attachée de façon prioritaire, depuis ses origines, à la formation des futurs prêtres et à la formation permanente des prêtres. La pédagogie mise en oeuvre est le fruit d’une longue expérience. Elle se veut pleinement fidèle aux directives du Concile Vatican II. Les constitutions de la Compagnie donnent les traits essentiels :

Pour la formation des prêtres, il importe de respecter les caractères essentiels de la pratique pédagogique de la Compagnie. On peut les ramener aux points fondamentaux suivants :
- L’exercice collégial des responsabilités, qui s’applique d’abord à l’équipe des formateurs, mais réclame aussi la collaboration des candidats au ministère, du prebytérium diocésain et des autres membres de la communauté chrétienne.
- Une vie de communauté réelle entre formateurs et candidats, de manière à constituer une "communauté éducatrice" qui prépare à la coresponsabilité et qui permette les confrontations nécessaires et un meilleur discernement des vocations.
- Une initiation progressive à la vie spirituelle personnelle, qui est réalisée tout particulièrement par une direction spirituelle suivie.
- Un grand souci de la liberté spirituelle des candidats, favorisée par la nette distinction entre la responsabilité du Conseil et celle du directeur spirituel, en même temps que par les règles sulpiciennes qui fixent leurs rapports.
- La recherche constante de l’union au Christ, en qui les prêtres trouvent l’unité de leur vie ; c’est en elle que l’on s’efforcera d’unifier les divers aspects (pastoral, intellectuel, communautaire, spirituel) de leur formation.(art. 14 des constitutions de la Compagnie)

Tout s’articule autour de la spiritualité de l’Ecole Française telle en particulier qu’a pu la vivre et la formuler J.J. Olier. Cette spiritualité est toute centrée sur l’union à Jésus-Christ, sur la communion à ses mystères, ses dispositions, ses attitudes intérieures et d’abord son amour filial envers Dieu son Père. La spiritualité de Saint Sulpice peut être résumée par cette formule de J.J. Olier : "Vivre souverainement pour Dieu en Jésus-Christ."

LES ORIGINES

- L’origine de la Compagnie est intimement liée au grand mouvement d’évangélisation et de rénovation chrtéienne qui s’est développé en France au XVIIe siècle, et très immédiatement à l’activité missionnaire et pastorale de Jean-Jacques Olier.

 M. Olier, détail d'un vitrail de l'Eglise N-D des Vertus à Aubervilliers

- Disciple de monsieur Vincent et du Père de Condren, Jean-Jacques Olier (1608-1657) prit part aux missions organisées par eux en France, tout spécialement à celles d’Auvergne et des environs de Chartres. Il découvrit que cet effort apostolique serait sans lendemain sans une réforme du clergé. Or celle-ci supposait l’application des décisions du Concile de Trente concernant la formation des prêtres.

- " Nous nous sommes rassemblés depuis quelques années, écrivait-il, plusieurs sujets qui, après avoir travaillé sur les peuples dans les missions et les paroisses, reconnaissent qu’inutilement on travaillait sur eux si l’on ne travaillait auparavant à purifier la source de leur sanctification qui sont les prêtres, de là vient qu’ils se sont retirés pour cultiver les nouvelles plantes qui leur sont tombées dans les mains, et qui ont paru être appelées au clergé " ( Jean-Jacques Olier, Divers écrits I, 71).

- Ce désir de travailler à la réforme du clergé par la formation des prêtres, Jean-Jacques Olier le devait aussi à l’influence du Père de Condren, successeur du cardinal de Bérulle à la tête de l’Oratoire de France. Pierre de Bérulle voulait " restaurer l’état de prêtrise ", alors si dégradé. Le Père de Condren dissuada Jean-Jacques Olier d’accepter l’épiscopat qui lui était proposé et l’orienta vers l’oeuvre des séminaires. Jean-Jacques Olier se sentit appelé à " porter la contemplation dedans le sacerdoce ".

- Ce souci de la réforme du clergé rejoignait celui de nombreux évêques. Plusieurs avaient tenté de fonder des séminaires. Ces essais avaient le plus souvent échoué. En France, la mise en oeuvre du Concile de Trente paraissait se heurter à des obstacles infranchissables.

- En fait, c’est une conception nouvelle du séminaire qui, autour de 1642, allait se développer à partir d’une expérience originale, celle des " exercices ", ou retraites, organisés pour les ordinands. Ce fut l’oeuvre de Vincent de Paul, Jean Eudes et Jean-Jacques Olier.

- Avec deux autres prêtres, Olier fonda, en décembre 1641, un séminaire à Vaugirard, alors village proche de Paris. Devenu quelques mois plus tard curé de Saint-Sulpice, il transporta cette petite communauté à Paris, près du presbytère. D’autres prêtres se joignirent à lui pour le service du séminaire et de la paroisse. Ainsi fut constituée la Compagnie des prêtres du séminaire de Saint-Sulpice.

- Comme il s’en explique lui-même, l’intention de Jean-Jacques Olier n’était pas de fonder une " congrégation ", avec ses maisons propres, plus ou moins nombreuses. C’est pourquoi le séminaire et la Compagnie prirent le nom de la paroisse dont Jean-Jacques Olier était curé. Comme la paroisse, le séminaire dépendait de l’abbaye Saint-Germain-des-Près et se trouvait ainsi exempt de la juridiction de l’archevêque de Paris. Jean-Jacques Olier regardait le Pape comme son supérieur. Le séminaire de Saint-Sulpice lui semblait destiné au service de l’Eglise de France : il formerait les candidats au sacerdoce que les évêques lui enverraient. De plus, les prêtres attachés au séminaire, tout donnés à la formation des prêtres, seraient mis à la disposition des évêques pour travailler à la fondation et à la direction des séminaires diocésains. Ainsi, du vivant même de Jean-Jacques Olier, la Compagnie des prêtres du séminaire de Saint-Sulpice accepta de prendre la direction de quatre séminaires. Mais ce devait être en dépendance de l’évêque du lieu et sans esprit de propriété : on devrait être disposé à revenir à " la maison " qui était le séminaire Saint-Sulpice.

- Dans la pensée de Jean-Jacques Olier, cette " petite Compagnie " devait se limiter à un groupe de prêtres peu nombreux, liés non par des voeux, mais par la charité sacerdotale et le don d’eux-mêmes au service de la formation des prêtres. Parce que le système des bénéfices faisait obstacle à la réforme du clergé, ils devaient renoncer aux bénéfices qui les auraient écartés de ce ministère. Ils devaient être animés d’une vie spirituelle caractérisée tout à la fois par " l’esprit apostolique ", le sens de l’adoration, et la " vie intérieure ". Centrée sur la communion à Jésus-Christ, Verbe Incarné, cette vie spirituelle devrait être nourrie de l’Ecriture, et constamment renouvelée par l’eucharistie et l’oraison. La dévotion à la Vierge Marie et aux apôtres tenait une grande place.

- La conception du séminaire mise en oeuvre par Jean-Jacques Olier à Vaugirard et Saint-Sulpice, et exposée dans le " Projet d’un séminaire diocésain " qu’il présenta à l’assemblée du Clergé de France en 1651, diffère profondément du séminaire tridentin de saint Charles Borromée ou même du séminaire paroissial de Bourdoise. Au lieu de recevoir des adolescents pour les conduire graduellement au sacerdoce, le nouveau séminaire n’accueille que des hommes dont la vocation est déjà éprouvée, ou éventuellement des prêtres désireux de se former. Les uns et les autres viennent partager la vie de cette communauté de prêtres pour s’initier à l’esprit apostolique et développer les vertus et dispositions intérieures qui font l’âme sacerdotale. La sanctification des diocèses en dépend et la gloire de Dieu y est engagée. Le séminaire constitue avant tout une communauté où les distances sont abolies autant que possible entre les candidats au sacerdoce et les éducateurs ; ceux-ci sont avant tout des éducateurs spirituels exerçant le "ministère de la direction".

LES GRANDES ETAPES

- Le développement de la Compagnie s’est opéré à partir du séminaire de Saint-Sulpice et de son expérience originale. Des évêques de France font appel à ses membres pour prendre en charge leur séminaire.

- Supérieur général de 1676 à 1700, Louis Tronson donne à la Compagnie son organisation, avec la volonté de garder ainsi une exacte fidélité aux grandes orientations reçues de Jean-Jacques Olier. La Compagnie est présente au Canada dès 1657, année de la mort de son fondateur. Elle y assure le service spirituel de Ville-Marie, qui deviendra Montréal.

- À la veille de la Révolution française la Compagnie dirige, en France, une quinzaine de séminaires. Le nombre de ses membres est passée de 70 en 1704 à 140 en 1789. La Révolution française éprouve durement la Compagnie. Elle favorise aussi son implantation hors de France. En 1791, en réponse à l’appel de Monseigneur Carroll, premier évêque des États-Unis, monsieur Emery envoie quatre sulpiciens à Baltimore, en vue de la fondation d’un séminaire. Au cours du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, la Compagnie se développe tout à la fois en France, au Canada et aux États-Unis.
- En France, monsieur Emery qui fut supérieur général de 1782 à 1811 regroupe ses confrères et accepte la charge de dix séminaires. Supprimée par Napoléon en 1811, la Compagnie est bientôt rétablie. Elle est approuvée par Louis XVIII en 1816 comme " congrégation autorisée ". Le nombre de ses membres s’accroît régulièrement. Peu à peu elle va prendre en charge une vingtaine de séminaires en France.
- Au Canada, où elle avait, depuis le début de sa présence, la responsabilité de la paroisse Notre-Dame et l’aumônerie de plusieurs communautés religieuses, la Compagnie fonde plusieurs collèges et, en 1840, le séminaire de Montréal, qui aura le statut d’université pontificale. Au 20ème siècle, la Compagnie a eu la charge du séminaire de saint Boniface, au Manitoba.

- Aux États-Unis, la Compagnie a un large rayonnement. Passée la période difficile des débuts, le séminaire de Baltimore rassemble un grand nombre d’étudiants. Plusieurs sulpiciens reçoivent la charge épiscopale. Les directeurs du séminaire sont en relation avec sainte Élisabeth Seton et l’aident dans ses oeuvres et ses fondations. Un sulpicien fonde une communauté de religieuses noires. La Compagnie prend la charge de quatre séminaires hors de Baltimore.

- Une nouvelle étape de l’histoire de la Compagnie est marquée par la reprise du mouvement missionnaire, avec le départ de deux confrères français au Viêt-nam en 1929, de deux canadiens au Japon, en 1933, de deux français en Chine, en 1934, et la fondation des séminaires de Hanoi, de Fukuoka et de Kunming. A partir de 1950 la Compagnie prend en charge plusieurs séminaires en Amérique latine et en Afrique.

In the 1630s, the priesthood in France was in disarray. The parish priests were poorly prepared for their ministry, and most of the hierarchy, drawn from the aristocracy, were supported by endowments (benefices) associated with large land holdings.

Jean Jacques Olier, born to a wealthy family in 1608, was a well-educated young man whose miraculous cure from deteriorating eyesight pointed him away from the ranks of the aristocratic clergy and toward priestly service to God and the poor. His interactions with Church luminaries like Vincent de Paul, Charles de Condren and Mother Agnes of Jesus (St. Agnes of Langeac) drew him into the center of a movement for spiritual renewal and religious reform in France.

Father Olier wanted to reform the clergy—and eventually the Church in France— by providing sound formation for priests. He established a small seminary outside Paris in 1641. When he was named pastor of St. Sulpice in Paris, he moved the seminary to the parish and invited several other priests to join him in working at both the parish and the seminary. The "Society of the Priests of the Seminary of St. Sulpice" began and was dedicated to accepting adult candidates from bishops throughout France and forming them for priestly service in their home dioceses. In this, Fr. Olier is credited with developing a new model of seminary, as a place that started, not with local adolescents, but with men from different places, whose vocations had already been discerned.

A century and a half later, the Sulpicians’ success in seminary education attracted attention in the newly independent United States. In 1790, there were only 35 priests ministering to the 30,000 Catholics in the U.S. John Carroll, the first bishop of the U.S., asked the Sulpicians to establish a seminary in his see city of Baltimore. The Seminary of St. Sulpice, later renamed St. Mary’s Seminary, opened in 1791 and was the first Catholic institution of higher education in the U.S. (St. Sulpice opened one month before Georgetown.) In the early 1800’s, the Sulpicians at St. Mary’s Seminary helped Elizabeth Seton in the early stages of her apostolate with the Sisters of Charity, and Sulpician Fr. James Joubert worked with Mary Lange, a Haitian immigrant, to establish the first community of black sisters in the U.S., the Oblate Sisters of Providence.

De nombreuses études et biographies ont été consacrées à J.J. Olier. Nous vous proposons ici une simple chronologie des étapes marquantes de sa vie et de son œuvre, suivie d’une petite bibliographie pour les chercheurs qui voudraient approfondir le sujet.

- 1608
Naissance de Jean-Jacques Olier à Paris, le 20 septembre.
- 1617-1624
Séjour à Lyon où le père de J.J. Olier a été nommé intendant du roi. Etudes au collège des Jésuites. En 1622, bénédiction par François de Sales. Cette rencontre l’impressionnera durablement et il écrira plus tard "Si je l’appelle parfois mon père, c’est que j’ai eu le bien de recevoir sa bénédiction, et d’avoir porté la sainte soutane par ses saints avis et conseils."
- 1625-1629
Etudes de philosophie au collège d’Harcourt, puis de théologie à la Sorbonne. Pendant cette période, il reçoit divers "bénéfices" ecclésiastiques, dont celui de l’abbaye de Pébrac. Il s’exerce comme prédicateur dans le style mondain de l’époque.
- 1629-1630
Premières conversions. En février 1629, Olier est interpellé dans la rue par une femme, Marie Rousseau, qui lui reproche sa vanité et son amour des plaisirs du monde. Quelque temps après, il se rend à Rome où il tombe malade et craint de perdre la vue. Il décide alors de faire un pélerinage à N.D. de Lorette. Il va y être guéri, mais ce sera surtout le point de départ d’une profonde conversion intérieure et d’un intense désir de prière.
- 1633-1639
J.J. Olier est ordonné prêtre le 21 mai 1633 après avoir suivi les exercices des ordinands prêchés par Vincent de Paul. Il va commencer son ministère par l’organisation de missions d’évangélisation dans les campagnes et va prendre pour point de départ Pébrac, l’abbaye auvergnate dont il touche les bénéfices en tant qu’abbé. Il va essayer sans succès de réformer la vie que mènent les moines de cette abbaye. C’est au cours de cette mission qu’il va rencontrer Mère Agnès, prieure du couvent des dominicaines de Langeac. Cette rencontre va profondément marquer la spiritualité de J.J. Olier.
En 1635, une seconde rencontre va marquer J.J. Olier. Charles de Condren, le successeur de Bérulle à la tête de l’Oratoire devient le directeur spirituel de J.J. Olier et c’est lui qui le guide dans la voie de l’abandon à l’Esprit Saint. Olier reprend ensuite diverses missions en Auvergne et dans l’Ouest.


- 1639-1641
A partir de 1639, Olier s’enfonce dans la dépression et dans l’obscurité spirituelle. Il va rester pendant deux ans dans un état de prostration et de profond dégoût de lui-même. Le décès de son directeur spirituel, le père de Condren, en 1641, va le laisser désemparé. C’est au coeur de cette épreuve qu’il va s’en remettre complètement à Dieu, renonçant à s’en sortir par ses propres forces. Ce mouvement d’abandon va être pour lui une véritable libération et il va sortir complètement guéri de cette épreuve à Pâques 1641.
- 1641-1642
En septembre 1641, avec deux autres prêtres (Caulet et du Ferrier), J.J. Olier inaugure un temps de vie communautaire centrée sur la prière, l’étude, la lecture de la Bible et l’adoration eucharistique. De cette communauté va naître le premier séminaire à Vaugirard le 28 décembre. Quelques séminaristes et d’autres formateurs les rejoignent, Olier se consacrant plus particulièrement à l’enseignement de la Bible. Sur le conseil de son nouveau directeur spirituel, Olier entreprend la rédaction de son journal spirituel.
En 1642, J.J. Olier est nommé curé de la paroisse de Saint Sulpice. Il accepte cette charge malgré l’opposition de sa famille qui envisageait pour lui un avenir plus prestigieux. Olier va établir une véritable communauté de prêtres au sein de cette paroisse et entreprendre une grande activité pastorale (liturgie, catéchisme, oeuvres caritatives). Il va également consacrer beaucoup de temps à la confession et à la direction spirituelle.
- 1642-1652
Etabli auprès de la paroisse (1642), puis doté d’un vaste bâtiment (1649-51), le séminaire sera désormais connu sous le nom de séminaire de Saint Sulpice. L’objectif d’Olier est de former de véritables pasteurs, et pas seulement de savants théologiens comme pouvait en produire la Sorbonne. Parallèlement, Olier pose les fondements de la compagnie des prêtres de Saint Sulpice. Il propose ses services à l’Assemblée générale du Clergé en 1651, le nom de "prêtres du clergé" indiquant la disponibilité de ces prêtres au service des diocèses.
Très vite, plusieurs évêques demandent à Olier des prêtres pour fonder des séminaires dans leurs diocèses (Nantes, Viviers, St Flour, Le Puy, Clermont). Pendant cette période, J.J. Olier va également prendre position contre le courant janséniste. En 1652, il tombe très gravement malade. Il se rétablira de cette maladie, mais, épuisé, il démissionne de sa charge de curé de Saint Sulpice.
- 1653-1657
Olier, quoique très affaibli, est habité par un grand souci missionnaire. Il avait fondé des années auparavant la société N.D. de Montréal avec Jérôme le Royer de la Dauversière. Très attaché à l’évolution de Ville-Marie (future Montréal) en 1642, il gardait des contacts avec le Canada et s’occupait d’y envoyer des sulpiciens. Mais en 1657, il est frappé d’une attaque et il décède le 2 avril, à Paris, à l’âge de 48 ans. Le 29 juillet de cette même année, les premiers sulpiciens débarquaient au Canada pour assurer le service de la colonie de Montréal et de la mission alentour.

Les principales oeuvres de J.J. Olier
- Pietas seminarii sancti Sulpitii
- Mémoires autographes
- Catéchisme chrétien pour la vie intérieure
- Introduction à la vie et aux vertus chrétiennes
- La journée chrétienne
- Lettres
- Projet de l’établissement d’un séminaire

Pour en savoir plus...

- B. PITAUD, Petite vie de J.J. Olier, Desclée de Brouwer, Paris, 1996
- M. DUPUY , Se laisser à l’Esprit : itinéraire spirituel de J.J. Olier, Cerf, Paris, 1982
- M. DUPUY & I. NOYE, Art. "Olier" du Dictionnaire de spiritualité t.11, col. 737-751, Beauchesne, 1982
- M. DUPUY ,Vivre pour Dieu en Jésus-Christ (textes de Mr Olier), Cerf, Paris, 1995
- R. DEVILLE, L’école française de spiritualité, Bib. d’Histoire du Christianisme n°11, Desclée, Paris, 1987
- G. CHAILLOT, Le directeur spirituel selon J.J. Olier, Compagnie de St Sulpice, 1991
- G. CHAILLOT, Monsieur Olier, Coll. Les grands maîtres à prier, Cahiers sur l’Oraison, Feu nouveau, Troussures, 1991
- G. CHAILLOT, Prier à Saint Sulpice avec J.J. Olier, Desclée de Brouwer, Paris, 1995
- B. PITAUD et G. CHAILLOT, J.J. Olier, directeur spirituel, Cerf, Paris, 1998
- Y. KRUMENAKER (Editeur), L’école française de spiritualité,1998

Former Superior General

Father Constant Bouchaud, the well-known former Superior General and former Procurator of the Sulpicians, celebrated his 90th birthday on February 15, 2010. The day before, a small group of confreres gathered at the Swiss Hospital in Issy-les-Moulineaux, a suburb of Paris, to celebrate the occasion. Father Bouchaud had been hospitalized for some days because of health problems.

The current Superior General, Ronald D. Witherup, was the principal concelebrant and homilist for a Mass that was held in a hospital lounge. Father Bernard Pitaud, the Provincial of France, also participated in the Mass and spoke some words of gratitude on behalf of the French Province for all that Father Bouchaud had accomplished in his long ministry.

Fortunately, Father Bouchaud was feeling better that day and was quite pleased with the celebration, which concluded with partaking of a delicious cake and some champagne.

On behalf of the entire Compagnie de Saint-Sulpice, we wish Father Bouchaud "Happy Birthday" and better health!